Quatrième de couverture
« Les romans de Harrison font entrevoir en chacun d’entre nous l’ombre portée du criminel, du tricheur et du saint. Au surplus, le style est à lui seul un chef-d’œuvre, une leçon pour les auteurs français plus habiles à sodomiser les mouches de la ponctuation, à sacraliser des arguties qu’à livrer une inspiration urgente. Le roman, pour Harrison, c’est la religion du délire. Il enivre les mots, les soûle à mort ; il écrit à tue-tête et bâtit des phrases où se devinent encore les ahans et les suées. Jim Harrison est un écrivain passionné donc il nous passionne »
Yann Queffélec
Le nouvel Observateur
Roman lu dans le cadre du challenge Vivaldi.
Difficile de beaucoup s’étaler après un quatrième de couverture comme cela.
Les Légendes d’automne sont 3 courts romans (~100 pages chacun) en un seul volume.
La Vengeance : thème classique d’un homme laissé pour mort et qui va chercher sa vengeance sur son rival. Très bien traité, avec une froide lucidité où c’est le rival qui va perdre ses moyens.
L’homme qui abandonna son nom : un home qui a tout va peu à peu tout abandonner.
Légendes d’automne : le plus poignant des 3 à mon avis. Le destin des 3 fils d’une famille américaine. C’est sobre, nerveux mais ça vous prend aux tripes.
Au final, une très belle découverte d’un auteur que je ne connaissais pas.