Litterature

Jeudi 9 juillet 2009
- Par MarcF



Quatrième de couverture

Stupéfiant d'imagination, de drôlerie et de profondeur, un premier roman époustouflant, finaliste du prestigieux Man Booker Prize. Porté par une véritable dynamite verbale, un mélange détonant entre roman d'aventures, farce jubilatoire et conte philosophique. Une flamboyante odyssée familiale, du bush australien au Paris bohème et à la jungle thaïlandaise, des années 1960 à nos jours. Toute sa vie, Jasper Dean a hésité entre détester, plaindre, adorer et assassiner son père, Martin. Maintenant que Martin est mort, Jasper peut revenir à loisir sur le cas de ce philosophe autodidacte, génie méconnu et féroce misanthrope qui s'est brûlé les ailes à vouloir sortir de l'ombre de son frère Terry, Robin des bois moderne adulé des foules en Australie. De dépressions passagères en illuminations foudroyantes, d'amours contrariées en atroces trahisons, de clubs de strip-tease en paquebots clandestins, père et fils vont se retrouver embarqués dans une aventure qui les dépasse. Mais, face aux coups du sort, c'est en Jasper que Martin trouvera le meilleur compagnon d'infortune de ses vains efforts pour laisser une trace de son passage dans ce monde qu'il méprise...

 


 

Pour poser le cadre, un fils Jasper Dean retrace ses relations avec son père Martin Dean, chômeur, philosophe et dépressif et remonte à l'enfance de son père et ses relations avec son frère Terry Dean, célèbre criminel australien mort avant l'heure.

 

Le moins qu'on puisse dire est que ce roman ne laisse pas indifférent : on aime ou on déteste. On est balloté dans l'histoire plutôt compliqué de Martin Dean, qui est le vrai centre du livre et de ses relations avec son fils et son frère, mais ce qui fait que le roman plait ou dérange est le style de l'auteur, à la fois incisif, dynamique et bourré de tirades philosophiques. On sent le mélange de haine et d'adoration, à la fois de la part de Martin pour son frère et de la part de Jasper pour son père.

 

Certes les personnages se regardent pas mal le nombril à parler de leurs petites misères et l'histoire est souvent compliqué, peut-être un peu trop. Mais j'avoue que je me suis laissé emporter par la dynamique de l'auteur et que j'ai dévoré ce livre.

 

Ecrire un commentaire
Voir les 0 commentaires - Recommander
Lundi 22 juin 2009
- Par MarcF

 

 

Roman reçu dans le cadre de Masse Critique.

 

livres, critiques citations et bibliothèques en ligne sur Babelio.com

 


Quatrième de couverture

L odyssée terrifiante et onirique d un homme traqué par un requin conceptuel qui se nourrit de sa mémoire... Un puzzle métaphysique, un thriller futuriste et une histoire d amour mythique.

Eric Sanderson se réveille un matin dans une maison qu' il ne connaît pas, complètement amnésique. Il trouve sur la table une lettre dans laquelle son ancien moi lui demande d entrer au plus vite en contact avec une psychiatre. Celle-ci lui apprend que depuis la mort accidentelle de sa fiancée, Clio Aames, il a sombré dans une profonde dépression, et a connu onze épisodes dissociatifs. Mais bientôt, une série de lettres, d indices et de textes codés qu' il s est lui-même envoyés l aide à reconstituer l histoire véritable de son passé. Il découvre qu' un requin conceptuel, qui vit dans les eaux troubles de la pensée les flux de lettres, de mots, de communications humaines qui ont acquis une texture vivante , le traque et dévore ses souvenirs. C est en voulant modifier le passé, pour ramener celle qu' il a aimée à la vie, qu' il a accidentellement libéré ce monstre de pensée, et s est condamné lui-même.

Il part alors à la recherche de Trey Fidourous, un docteur du langage, le seul à pouvoir le sauver d un anéantissement progressif. Le monde du langage acquiert ainsi dans le récit une vie propre, et constitue un monde parallèle, puissant et effrayant, au sein duquel le héros va devoir s enfoncer pour recouvrer la vie, et la femme qu' il a perdues. Ce roman moderne, poétique, jubilatoire est construit comme un puzzle onirique, au suspense très efficace. C est aussi une subtile réflexion sur les dangereuses propriétés du langage, la fragilité de nos identités et de la mémoire : jeux typographiques, messages mystérieux, fragments d' encyclopédie imaginaire y forment un jeu de piste fascinant. Sondant la perte, l'amour et le deuil impossible, Steven Hall reprend magnifiquement le mythe d Orphée et d Eurydice.


 

Le titre français est loin du titre original. En effet, le titre anglais est « Raw Shark Texts » que le traducteur ou l'éditeur a traduit en utilisant un vers de Baudelaire, tiré du Mort Joyeux dans les Fleurs du Mal :

 

Dans une terre grasse et pleine d'escargots
Je veux creuser moi-même une fosse profonde,
Où je puisse à loisir étaler mes vieux os
Et dormir dans l'oubli comme un requin dans l'onde.

 

J'avoue que je préfère le titre français, beaucoup plus poétique et qui décrit bien le livre.

 

Le quatrième de couverture est assez descriptif et c'est vrai que des le début, on est plongé au cœur du problème avec Eric qui se réveille sans souvenir pour la 11ième fois. Le style est efficace et on rentre vraiment dans le personnage.

L'arrivée du carton avec l'ampoule cassée marque un tournant dans l'histoire, car Eric va se faire attaquer et cela va le décider à plonger dans le passé pour comprendre. On passe dans un monde plus fantastique, avec ce concept du ludovicien, ce requin de la pensée. Cette partie est presque un peu angoissante.

 

Eric part à la recherche de réponses qu'il espère trouver avec le professeur Fidourous. En chemin, il rencontre Scout, étrange personnage qui lui rappelle un peu Clio (dont il ne se souvient plus) et qui va le prendre sous son aile.

L'imagination de l'auteur est débordante, mais le résultat est assez déroutant. J'ai aimé certaines choses, comme la lettre-bombe, mais beaucoup d'autres sont loin de m'avoir plus, comme le personnage de Personne, ou le professeur et son espèce de terrier de livres.   

 

La chasse au requin ressemble fort au final des Dents de la Mer. J'avoue ne pas vraiment avoir mordu dans cette partie.

La toute fin est surprenante, sans en dire plus.

 

Au final, je suis assez partagé sur ce livre. J'ai bien aimé l'imagination débordante de l'auteur et son style, assez efficace et ces éléments mériteraient 4 étoiles.  Je suis moins rentré et j'ai moins aimé la partie jeu sur le langage, dessins compris et je ne met que 2 étoiles là.

 

 

 

 

Ecrire un commentaire
Voir les 1 commentaires - Recommander
Dimanche 21 décembre 2008
- Par MarcF



Quatrième de couverture

Le combat d'hiver est celui de 4 adolescents, deux filles et deux garçons, évadés de leur orphelinat-prison pour reprendre la lutte perdue par leurs parents, quinze ans plus tôt.

Ont-ils la moindre chance d'échapper aux terribles «hommes-chiens»  lancés à leur poursuite dans les montagnes glacées ?

Pourront-ils compter sur l'aide généreuse du «peuple-cheval» ?

Survivront-ils à la barbarie des jeux du cirque réinventés par la Phalange ?

Leur combat, hymne grandiose au courage et à la liberté, est de ceux qu'on dit perdu d'avance. Et pourtant.  




Roman lu dans le cadre du challenge Vivaldi.



Cela démarre doucement dans un pensionnat de jeunes filles, au régime plutôt sévère,  quand Helen demande à son amie Milena de l'accompagner chez la consoleuse, qu'elles ne peuvent voir que 2 fois l'an. Et quand Helen s'aperçoit que Milena s'est enfuie avec Bart, un garçon du pensionnat voisin, elle rejoint Milos et là, le décor se met en place et les choses s'accélèrent.   


On est dans un pays sans nom, dominé par un groupe extrémiste, la Phalange, qui a parqué dans des orphelinats-prisons les enfants des opposants exterminés.


Helen va à son tour s'enfuir avec Milos, le camarade de Bart et ils vont se retrouver tous les 4 bien involontairement dans la peau d'emblèmes de la Resistance.


Certains passages sont assez durs, que ce soit le massacre par les hommes-chiens ou certaines scènes de gladiateurs dans l'arène, mais on ne bascule jamais dans l'horreur. Les hommes-chiens et les hommes-chevaux donnent un petit coté fantastique et surréaliste à l'histoire. J'ai moyennement aimé les hommes-chevaux, qui, je trouve, n'amènent pas tant que cela à l'histoire, mais sinon l'histoire est très dense, tres bien tenue et se lit tres bien.


Un excellent livre, très fort.



Ecrire un commentaire
Voir les 5 commentaires - Recommander
Mercredi 12 novembre 2008
- Par MarcF


Quatrième de couverture

Seconde Guerre Mondiale, Daniel a 10 ans lorsque ces parents décident de fuir la France pour échapper la persécution des juifs par les nazis. Ils l'envoient en pension dans une famille de paysans les Lachaume qui vivent au pied du causse dans une vallée bordant la Dordogne,non loin du village de Florac. Un monde tellement différent pour l'enfant qui a passé toute sa vie dans la capitale.

Dans cette maison il y a Rose, la mère, bonne comme le bon pain, la mémée qui reste toujours auprès du feu mais qu'il est si bon d'écouter, Alphonse le père, amer et torturé et Baptste, le grand-père qui va devenir source de toute connaissance et de toute sagesse pour cet enfant esseulé. Enfin il y a Lisa, l' enfant de la famille, âgée de neuf ans.

Issus de leur solitude et de leur différences, des liens très forts vont se tisser entre les deux enfants. Un lien qui va au-delà de la vie et de la mort.




La seconde guerre mondiale. Un petit garçon juif, David, refugié dans une ferme au centre de la France sous le nom de Daniel. Une petite fille handicapée, Lisa, ne parlant pas ou à peine quelques sons, et qui se prend immédiatement d'affection pour lui.


Voila pour le contexte.


On suit passionnément l'histoire de Daniel, séparé de ses parents et qui apprend peu à peu la vie paysanne. La famille d'accueil du jeune Daniel est bien décrite entre la grand-mère à la langue acérée mais coincée dans son fauteuil, le grand-père, la tête dans les étoiles ou le gendre qui boit et n'aime pas vraiment les juifs.


J'avais un peu peur que l'auteur insiste trop sur l'aspect persécution des juifs, mais même si cet aspect n'est pas absent, il n'est pas le cœur du roman.

Le plus beau reste l'histoire d'amour enfantine entre Daniel et Lisa et comment ces 2 enfants s'attachent l'un à l'autre. C'est très bien décrit et très touchant.


La fin est triste comme on pouvait s'y attendre mais surprenante.


Les romans paysans ou de terroir ne sont pas mon fort, pourtant j'ai bien aimé.


Ecrire un commentaire
Voir les 2 commentaires - Recommander
Mardi 4 novembre 2008
- Par MarcF



Quatrième de couverture

Toutes ces choses qu'on ne s'est pas dites est le huitième roman de Marc Levy.

 

Quelques jours avant son mariage, Julia reçoit un coup de fil du secrétaire particulier de son père. Comme elle l'avait pressenti, Anthony Walsh - Homme d'affaires brillant, mais père distant - ne pourra assister a la cérémonie.

 

Pour une fois, Julia reconnait qu'il a une excuse irréprochable. Il est mort.

 

Julia ne peut s'empêcher de voir la un dernier clin d'œil de son père, qui a toujours eu un don très particulier pour disparaitre soudainement et faire basculer le cours de sa vie.

 

Le lendemain de l'enterrement, Julia découvre que son père lui réserve une autre surprise. Sans doute le voyage le plus extraordinaire de sa vie... et peut-être pour eux deux l'occasion de se dire, enfin, toutes ces choses qu'ils ne se sont pas dites.

 

Marc Levy renoue ici avec l'univers romantique et fantastique qui l'a fait connaitre. Dans cette aventure pleine de suspense, de tendresse et d'humour, l'auteur nous entraine au cœur de la relation entre un père et sa fille et nous raconte l'histoire d'un premier amour - celui qui ne meurt jamais.



Une jeune femme dont le père meurt juste avant ses noces, un père absent et que cette absence a fait cruellement souffrir.


L'auteur, par un petit tour de passe-passe un peu surprenant, fait revivre ce père pour donner aux 2 protagonistes l'occasion de se connaitre enfin.


On a 2 histoires d'amour imbriquées : la fille qui redécouvre son père et le premier amour de notre héroïne que l'on découvre peu a peu.


L'histoire se tient bien et nous tient en haleine. On se laisse prendre et on suit la progression des rapports entre le père et la fille au fur et a mesure de leurs pérégrinations. L'histoire d'amour est plus prévisible, mais bien ficelée quand même.


La fin est conforme aux attentes avec un petit clin d'œil de l'auteur sur le père, malgré tout.


Un roman sympathique, agréable à lire et qui se dévore vite.


Ecrire un commentaire
Voir les 5 commentaires - Recommander
 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus